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La luxueuse voiture-salon de 1903

Originaire du réseau du Vivarais, cette voiture-salon de 1903 est unique et remarquable !

C’est une voiture de luxe qui était destinée aux hautes personnalités. Jusqu’en 1927 il était le seul véhicule à posséder des toilettes à son bord. 

Les voitures de voyageurs, plutôt 1ère, 2nd ou 3ème classe ?

Dans le domaine des chemins de fer, une voiture voyageurs est un véhicule spécialement conçue pour le transport de passagers en position assise.

Auparavant, sur notre ligne, on distinguait généralement 3 types de voitures selon leurs niveaux de confort :

– Les voitures 1ère classe : spacieuse, avec du chauffage et de la boiserie vernie, ces voitures luxueuse présentent surtout des banquettes rembourrées en velours capitonné. 

– Les voitures de 2ème classe : tout aussi confortable mais moins spacieuses, les voitures de 2ème classe sont moins raffinées (absence d’accoudoirs et de têtières). 

3ème classe : banquettes en bois dure, sans plateformes extérieures, sans toilette et sans chauffage . Certaines d’entres elles mesuraient 7 mètres de longueurs et pouvaient embarquer 40 passagers. Les passagers étaient séparés par petit groupe dans un compartiment très serrés. La population a même surnommée ses voitures : les « cages à poules » ! Cette classe a été supprimée en 1956, laissant le choix aux voyageurs de la 2ème ou de la 1ère classe seulement. 

Le wagon-tombereau

Un wagon tombereau est un wagon plat avec des parois à mi-hauteur qui servait à transporter des marchandises en vrac tel que du charbon ou du foin. Il pouvait même transporter des animaux !

Malgré leurs diverses spécialités, les wagons tombereaux sont tous constitués de la même manière. Outre le châssis et les organes de traction, ils sont constitués d’une caisse en bois ou en métal (la majorité actuellement).

Chargement du bois à Lamastre

Les chemins de Fer Départementaux (CFD) ont transporté des centaines de milliers de tonnes de bois dans les wagons, chargés et déchargés à la main ! Notamment à Lamastre qui était une gare de départ conséquente des marchandises. 

Mais comment on s'éclairait ?

La France et le train, c’est une longue histoire d’amour, mais une histoire qui a évolué en laissant parfois des métiers à quai. En effet, quelques métiers ont disparu, comme celui de lampiste

Mais en quoi consistait son travail ? 

Avant l’existence du chemin de fer, les voyages se faisaient au rythme de la clarté du jour. Le rendez-vous donné aux voyageurs des diligences était « au lever du soleil » et se terminait lorsque la nuit tombait. Pour faire court, si l’on ne voit plus, on ne circule plus.

Avec le chemin de fer, tout change et les voyages peuvent être aussi réalisés de nuit face à la confiance qui est accordée à la voie ferrée. Avant 1890 et encore bien après, l’éclairage était assuré par des lampes à huile, à acétylène ou à gaz. Ces lampes étaient à la charge d’un homme dont le métier est peu connu, le lampiste. Son travail consistait à assurer l’allumage dans chaque gare, l’extinction, l’entretien, l’alimentation et la réparation de tous les appareils fournissant de la lumière. Le lampiste était donc un ouvrier qualifié ayant de grandes connaissances. 

Le saviez-vous ? Afin d’allumer les lampes des voitures de voyageurs, les lampistes avancés de voiture en voiture par le toit !

D’ailleurs, la plupart des gares avaient sa lampisterie où les lampes étaient non seulement stockées, mais aussi nettoyées, réparées et entretenues.

Avez-vous admiré dans notre musée, notre large collection de lampes et lanternes ? 

La caisse à outils géante !

Comme vous avez pu le découvrir dans le Baludik, ce fourgon a pu renfermer une multitude d’outils afin de pouvoir intervenir avec un train de dépannage. Toutefois, ce fourgon a aussi servi de voiture de service pour le contrôleur et le facteur !

Mais il transportait également les valises et autres bagages encombrant pour les passagers.

Des animaux y étaient aussi transportés quand cela été nécessaire. 

La grue de 1896 !

Parfois attelé au fourgon en cas de déraillement, cette grue a plus de 120 ans !

Elle fonctionne toujours très bien à l’heure actuelle ! Cette grue possède le même mécanisme qu’un vélo : 2 personnes moulinent. Ils peuvent changer les vitesses. Régler le poids à l’arrière. Et actionner le frein !

Elle peut soulever jusqu’à un chargement de 4 tonnes !

Chauffeurs et mécaniciens

Dans la cabine de conduite de la locomotive à vapeur, se trouvent 2 personnes : le chauffeur et le mécanicien !

Le chauffeur de la locomotive n’est pas, contrairement à ce que nous pourrions croire, le conducteur de la locomotive à vapeur. Toujours situé à gauche, le chauffeur enfourne le charbon à la pelle dans le foyer et injecte de l’eau dans la chaudière. Il doit aussi toujours contrôler la pression de la locomotive pour que celle-ci puisse avancer.

Le mécanicien, lui, situé à droite, est celui qui conduit la locomotive. Il surveille également la voie et siffle pour annoncer l’arrivée du train dans une gare, à un passage à niveau ou un tunnel. Il a aussi le rôle de graisser l’ensemble des mécanismes de la locomotive.

Le saviez-vous ? 4 h de chauffe sont nécessaires avant le départ du train !

Le chef de train et ses accessoires

Le chef de train assure la sécurité des passagers et veille à leur bien-être. Il est aussi celui qui siffle le départ du train et peut effectuer le contrôle des billets.
Ses accessoires indispensables sont : sa montre, afin de toujours partir à l’heure, et son sifflet, pour annoncer le départ !

Ballast, késako ?

Ballast est le mot de passe mais savez-vous ce que ce mot signifie ?

La voie ferrée est composée de plusieurs parties :

  • Le rail, la partie métallique où roule les roues du train.
  • Les traverses, les morceaux de bois sur lesquelles sont fixés les rails et qui maintiennent leur écartement.
  • Les rails sont fixés sur les traverses avec des tirefonds.
  • Enfin, du ballast est déposé pour maintenir en place l’ensemble rails et traverses, il s’agit de cailloux durs et anguleux.

Ces cailloux servent :

  • à stabiliser le sol ainsi que les voies et à leur éviter des déformations dues au poids des trains ;
  • à limiter les vibrations au passage des trains sans quoi elles pourraient se faire ressentir à plusieurs centaines de mètres à la ronde ;
  • à ralentir l’invasion de la végétation entre les voies.

Vous en savez désormais davantage sur le vocabulaire ferroviaire !

Le saviez-vous ? Pour construire la voie entre Tournon et Lamastre de 1886 à 1891, il aura fallu 5 ans et plus de 1000 ouvriers. Il ne faut pas oublier que tout étais fait à la main, la pose de la voie ainsi que la construction des 231 ouvrages d’art (ponts, viaducs, tunnels et murs de soutènements)

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